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Publié par Alain Rivard, Conseiller en assurance et rentes collectives, le 6 avril 2022
Assurance santé
Biosimilaires : Impacts sur les contrats en assurance collective

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Le 13 avril 2022 est une date historique. Le régime d’assurance médicaments du Gouvernement du Québec transitera vers les médicaments biosimilaires. Les patients devront changer pour des médicaments moins onéreux, sauf exception. La grande majorité des assureurs emboiteront le pas, également. Ainsi, les médicaments biologiques seront graduellement remplacés par des médicaments biosimilaires, lorsque ce dernier est inscrit sur la liste des médicaments du régime général d’assurance médicaments du Québec. Lisez ceci afin d’en savoir plus !

Il s’agit là d’une excellente nouvelle pour les entreprises québécoises. Les médicaments biologiques ont exercé des pressions énormes sur les régimes d’assurance collective, et ce, depuis des années. Bien que les preneurs soient protégés par d’autres mécanismes, dont un arrêt de perte instauré par la société de compensation en assurance médicaments du Québec (SCAMQ), il n’en demeure pas moins que les médicaments comme Remicade, Enbrel et Humira, ont fait augmenter les primes des clients de manière importante, au cours des dernières années.

Médicament biologique vs médicament biosimilaire

Rappelons qu’un médicament biosimilaire n’est pas nécessairement identique à son médicament biologique de référence. Néanmoins, leurs caractères sont très similaires selon les critères établis par les directives et les normes d’autorisation de Santé Canada relatives à la pharmacocinétique, la pharmacodynamique, l’innocuité et l’efficacité clinique des médicaments biologiques.

Rappelons qu’un médicament biologique est un médicament fabriqué à partir de cellules vivantes, contrairement aux médicaments dits traditionnels, fabriqués à partir de molécules chimiques. Plus complexes à fabriquer, ils coûtent plus cher, mais à quel point ? C’est ici qu’il est plus difficile d’y voir clair.

Des résultats prometteurs ailleurs au Canada

Une autre province canadienne, la Colombie-Britannique, a pris l’initiative de faire le virage en 2019. Les changements se sont très bien déroulés, car moins de 1 % des patients ont demandé une exception, selon une étude publiée par Canada Vie. De plus, ils sont utilisés depuis déjà 15 ans en Europe. Il était grand temps de nous adapter et de nous orienter vers les biosimilaires, surtout considérant les résultats : les économies sont spectaculaires. Selon les plus récentes études, on estime que les médicaments biosimilaires coûtent de 30 % à 40 % moins cher que les médicaments d’origine. Remicade ira même jusqu’à baisser de 50 % ! Voilà enfin la baisse importante attendue.

Remicade sera ainsi normalement remplacé par Inflectra de Pfizer, Humira par Amgevita de Amgen et Enbrel par Brenzys d’Organon (Merck), pour ne nommer que ceux-là. Il existe d’autres options pour chacun de ces médicaments, tel que présenté sur la liste publiée par le gouvernement du Québec.

Innover pour maintenir les dépenses sous contrôle

L’impact de l’arrivée des médicaments biosimilaires se fera sentir rapidement pour les preneurs de contrat, mais l’impact pourrait être de de courte durée. Déjà, nous constatons l’arrivée de nouveaux médicaments, notamment pour le traitement du cancer ou de certaines maladies rares, dont le coût est astronomique.

AGA travaille d’arrache-pied pour négocier, pour innover et aussi pour trouver des solutions uniques pour nos clients afin de réduire le coût des régimes. Vous avez des questions ?N’hésitez pas à communiquer avec nous.

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Alain Rivard œuvre dans le domaine de l’assurance collective depuis 1997. Il a œuvré pour des grands assureurs pendant 10 ans avant de devenir président de WBL assurances et actuariat. Il est titulaire d’une Maitrise en administration et d’un baccalauréat en relations industrielles. Il est également diplômé de l’École d’Entrepreneurship de Beauce.
Alain Rivard, Conseiller en assurance et rentes collectives