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Publié par Chantal Renaud, Conseillère en assurance et rentes collectives, le 14 avril 2021
Mise en place d'un régime
Ce que votre conseiller en assurance collective ne dira jamais !

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Le domaine des assurances et rentes collectives est de plus en plus compétitif. Au-delà d’un produit et d’une tarification, que se cache-t-il ? Il y a quelques points à connaître qui vous permettront d’y voir plus clair et de poser les bonnes questions à votre conseiller en assurance.

Évoluant depuis de nombreuses années dans le domaine de l’assurance collective, nous avons eu la chance d'en voir de toutes les couleurs ! Ce ne sont pas tous les courtiers qui ont le même souci de transparence ou le même niveau de service.

Voici donc les 5 choses que votre courtier ne vous dira probablement jamais.

Mon permis n’est pas en règle !

Avant toute chose, il est important de vérifier le dossier de votre conseiller en assurance auprès de l’autorité des marchés financiers (AMF) en consultant le Registre des entreprises et conseillers autorisés. Ce registre vous permettra de savoir si son permis est en règle. La validation de son permis vous permettra également de savoir s’il a déjà reçu une plainte pour mauvaise pratique.

Il est important de faire cette vérification et de la refaire au fil des ans. Cette validation vous assurera que votre professionnel est toujours en règle, s’acquittant diligemment de ses obligations de formation continue et de déontologie, ce qui lui permettra de bien vous supporter et conseiller.

En moins d’une minute vous aurez la conscience tranquille !

Je suis là pour vous vendre un prix !

Selon les règles déontologiques, une analyse complète des besoins doit être effectuée avant de vous soumettre une recommandation. Cette analyse est normalement effectuée à la vente d’un nouveau dossier et périodiquement par la suite, selon les besoins.

L’objectif de cette démarche permet à votre conseiller en assurance de bien comprendre les besoins de votre entreprise et de vos employés ainsi que d’en comprendre son évolution afin de vous soumettre des recommandations personnalisées. Trop souvent nous avons vu des courtiers vendre des dossiers en promettant une baisse temporaire des prix en procédant seulement à une mise au marché. Certes, il est important de faire une étude de marché de temps en temps pour s’assurer d’avoir un bon prix, mais si le régime offert ne répond pas aux besoins, on n’est pas plus avancé !

Je suis confortable avec le niveau de frais d’administration !

Très peu de courtiers sont confortables à parler des frais d’administration, ce qui n’est pas normal. Cela veut peut-être dire qu’il y a anguille sous roche (une commission trop élevée, par exemple).

Les frais peuvent souvent paraître élevés en assurance collective, mais vous a-t-on déjà expliqué clairement de quoi ils sont constitués ? Normalement, les frais se détaillent ainsi:

  • Frais d’administration générale : pour la facturation, la production des brochures, le portail web des administrateurs, etc.
  • Frais de règlement : pour le traitement des réclamations, le portail web des adhérents, le service à la clientèle, etc.
  • Frais de risque et profit de l’assureur
  • Taxe sur le capital (3.48% au Québec)
  • Commission du courtier

Les point 1 à 4 concernent des frais établis normalement par l’assureur. Ces frais fluctuent généralement en fonction du niveau de prime et de de la complexité du dossier. Plus la prime est élevée, moins les frais devraient l’être et plus le dossier est complexe (nombre de classe, de modules, de division, etc.) plus les frais sont élevés.

L’évolution du groupe peut amener à une renégociation des frais d’administration. Malheureusement, les assureurs ne les réduisent pas d’office. Il s’agit du rôle de votre courtier de négocier ces frais avec votre assureur.

Chez AGA, nous offrons notre service AGA +PLUS qui offre des frais compétitifs et un service personnalisé et efficace !

Ma commission est trop élevée !

Le dernier point inclut dans les frais d’administration est la commission chargée par le courtier. Cette commission correspond à la rémunération perçue par votre conseiller pour les services rendus. Bien qu’elle soit incluse dans les frais, c’est le courtier qui spécifie généralement à l’assureur le niveau de commission.

Le niveau de commission varie normalement selon les primes facturées et le niveau de service. Il y a des barèmes à respecter dans l’industrie de l’assurance et des rentes collectives et votre conseiller en assurance devrait s’y conformer afin de ne pas recevoir une rémunération abusive par rapport au niveau de services offerts.

Votre conseiller doit aussi demeurer intègre lorsqu’il présente ses recommandations afin de répondre à vos besoins et non aux siens. Heureusement, les concours de vente ont pas mal disparu du paysage, mais certains courtiers concentrent leur volume d’affaires auprès d’un nombre très restreint d’assureurs afin de maximiser leur rémunération. Chez AGA, nous avons mis en place une politique de rémunération et un code d’éthique et de déontologie qui s’applique à tous nos employés et qui permet de nous assurer que nous agissons toujours dans l’intérêt premier du client.

Je « coupe » dans les garanties afin de vous vendre des protections individuelles et faire plus de commission !

Lorsque nous rencontrons de nouveaux clients, il arrive que nous constations des entreprises avec un niveau de protection trop bas. Il s’agit parfois d’une recommandation du conseiller en place, qui préfère offrir individuellement aux employés des protections d’assurances additionnelles (ex. : assurance salaire ou assurance vie). Cette stratégie peut offrir une meilleure rémunération au conseiller car le niveau de commission est souvent plus avantageux pour les produits individuels. Mais, il faut faire attention ! Un des objectifs de l’assurance collective est d’offrir une protection aux employés contre les risques financiers. En réduisant les bénéfices offerts, nous les mettons à risque si jamais ils n’optent pas pour une assurance individuelle (souvent plus dispendieuse et qui nécessite des preuves d’assurabilité).

Trouver un conseiller en assurance de confiance

Pour terminer, il est important que vous soyez en confiance et libre de vos décisions lorsque votre conseiller en assurance vous soumet des recommandations. Voici les principaux éléments à retenir :

  1. Ne pas hésiter à consulter l’AMF afin de vous assurer du droit de pratique de votre conseiller.
  2. Une analyse de besoins régulière est recommandée afin de bien répondre à vos attentes et celles de vos employés.
  3. Un frais d’administration, ça se négocie !
  4. Votre conseiller doit être intègre et travailler pour vous.


Il n’y a rien de gênant à faire vos validations et avoir des remises en question, au contraire c’est tout en votre honneur ! Après tout, les coûts reliés à l’assurance et les rentes collectives représentent un budget élevé pour une entreprise alors vaut mieux s’assurer que votre conseiller et vos produits répondent bien à vos besoins.

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Avec plus de 20 années de service chez AGA assurances collectives, Chantal possède l’expérience nécessaire pour aider les entreprises de toutes tailles à mettre en place et administrer leur régime d’assurance collective. Sa proactivité permet d'avoir une vision éclairée face à différentes planifications stratégiques. Professionnelle, déterminée et excellente communicatrice, Chantal aime s’assurer que ses clients comprennent bien les enjeux reliés à l’assurance collective et les régimes de retraite.
Chantal Renaud, Conseillère en assurance et rentes collectives