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Publié par Louise Gagné, FSA, FICA, le 23 octobre 2015
Solutions pour économiser
L'auto-assurance: Mythes et réalités

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« Éliminez l’inflation! », « Des économies récurrentes de 30%! ». On entend beaucoup parler d’auto-assurance sur le marché, et toutes sortes de choses sont dites, certaines véridiques, d’autres non. Qu’en est-il exactement ? Y a-t-il vraiment des économies à faire? C'est justement ce dont traitera cet article. 

Commençons par définir ce qu’est l’auto-assurance. C’est un type d’arrangement financier où les réclamations ne sont pas assurées et où le risque financier est assumé par le preneur du contrat (habituellement l’employeur) au lieu d’être assumé par l’assureur. Les réclamations réelles sont chargées, en plus des frais administratifs et des taxes afférentes. En d’autres termes, on paye ce que ça coûte !

En soins de santé, l’achat d’une assurance d’arrêt de perte limitera le risque pour l’employeur auto-assuré, car les réclamations de médicaments en excédent du seuil choisi et les réclamations d’assurance voyage, qui peuvent être très élevées, demeureront assurées et ne seront pas chargées au preneur directement.

Afin d’éviter des fluctuations de paiement et un risque financier trop important, ce genre d’arrangement s’applique quand même plus aisément dans les régimes où les réclamations sont fréquentes et peu volatiles, soit les soins de santé et les soins dentaires. Les régimes d’assurance vie et d’assurance salaire de longue durée comportent trop de variations extrêmes possibles pour qu’une entente auto-assurée soit profitable pour un employeur. Imaginez : un seul employé devenant invalide à vie à 25 ans et qu’on devrait payer mensuellement jusqu’à 65 ans coûtera plusieurs centaines de milliers de dollars !

La taille du groupe est également un élément qui influence le choix de l’arrangement financier et les très petits groupes (moins de 50 employés) devraient peser les pour et les contre avant d’aller de l’avant avec une entente auto-assurée.

S’il est bien défini, ce genre d’arrangement peut cependant s’avérer payant pour un employeur. Puisque les réclamations ne sont pas assurées, les frais de risque sont éliminés. Ensuite, les réclamations payées reflètent l’expérience réelle du groupe, souvent plus favorable que l’hypothèse d’inflation utilisée par l’assureur, et les réserves seront reconnues à mesure que les réclamations non connues seront payées, plutôt que d’être provisionnées dans les primes. Il est donc faux de dire qu’une entente d’auto-assurance élimine l’inflation et les réserves, mais assure plutôt qu’aucune marge conservatrice n’est incluse dans les primes.

Faire affaire avec AGA assurances collectives peut également apporter des économies supplémentaires, car nous avons des taux d’arrêt de perte habituellement compétitifs, négociés avec un assureur spécialisé.

Du côté des inconvénients, en plus d’avoir un budget plus difficile à prévoir à l’avance, on note le calcul des avantages imposables, qui nécessite une procédure plus complexe qu’avec un régime assuré. Un coût moyen par statut doit être calculé avec les réclamations annuelles réelles et c’est ce qui constitue l’avantage imposable des employés, plutôt que de simplement prendre les primes payées par l’employeur. Cette procédure est entièrement prise en charge par AGA et vous n’aurez pas à faire ces calculs vous-mêmes. Cependant, dépendamment de ce qui a été chargé aux employés durant l’année, le réel peut différer du théorique et amener de mauvaises surprises lorsque les employés reçoivent leurs Relevés 1 à la fin de l’année. Une bonne gestion des primes théoriques contribue à réduire ce désavantage.

Les conseillers AGA pourront discuter des avantages et inconvénients d’une entente auto-assurée avec vous et estimer votre potentiel d’économie.

Contactez-les!

autoassurance

Louise Gagné a débuté sa carrière chez un assureur avant de travailler pendant plus de 15 ans dans une grande firme d’actuaire-conseil à titre de directrice en assurance collective. Louise détient le titre de Fellow de l’Institut canadien des actuaires. Au sein d’AGA assurances collectives depuis 2014, elle apporte du soutien technique, assume la responsabilité de la formation et de l’encadrement technique des courtiers et assure les activités de conseil auprès de la clientèle de grandes entreprises. Elle est aussi chargée de cours à l’UQAM.
Louise Gagné, FSA, FICA